Il y a deux semaines maintenant, Gops a trouvé du travail. Ce travail, c’est avant tout un sacrifice pour pouvoir avancer dans nos projets. Je dis bien sacrifice car notre but professionnel est de devenir web nomade et de pouvoir vivre de revenus d’internet et créer différentes sources de revenus « passifs ». Une utopie vous dites ? Moi aussi j’y croyais…mais le fait est que c’est accessible, pour peu que vous bossez.

On pense toujours que revenus d’internet signifie se la couler douce chez soi, se lever à l’heure qu’on veut… Revenu passif quant à lui, on l’associe à : travail de 4h par semaines et internet s’occupe de tout. J’y ai cru aussi… Mais vous ne pensez pas qu’il y a un problème là ? Non mais je veux dire, si c’était aussi facile, n’y aurait-il pas plus de personnes qui vivent du web ? Et c’est là que j’ai compris. Comme pour tout, on vous fais miroiter les 2h de travail par jours pour gagner des cents et des milles. Mais ces personnes là, elles ont travaillé et mis en place leur système durant combien de temps pour qu’il soit au point ? Il faut souvent un sacrifice pour avancer.

Auto-entrepreneur en Belgique, ça n’existe pas !

On a essayé de se lancer mais le fait est qu’en Belgique, c’est difficile…bien plus difficile qu’en France. Vous voyez votre statut d’auto-entrepreneur ? Eh bien nous, on ne l’a pas !

  • Soit tu montes ton entreprise dans l’illégalité (en sachant que tu n’as pas de numéro d’entreprise et que ça te ferme beaucoup de portes sur le web).
  • Soit tu te trouves un travail (minimum un mi-temps) et tu deviens indépendant complémentaire (cotisations et charges réduites). Tu bosses, alors, sur une activité après journée (trouver du travail c’est difficile et un mi-temps encore plus à l’heure actuelle…et bon pour que ton entreprise marche, il faut te donner à fond et le faire bien ce qui est quasi impossible avec un travail à côté).
  • Soit tu décides de te lancer direct comme indépendant et tu vas payer beaucoup trop de cotisations et de charges… à moins de générer des revenus de 3000€ dès le premier mois, je te le déconseille.

Bref, tu l’as compris, en matière d’entreprenariat, la Belgique ce n’est pas évident et donc notre entreprise ne générait pas assez d’argent pour se lancer…

Dernière solution : l’un de nous à dû trouver du travail et vu qu’on est mariés, je peux aider mon conjoint dans l’activité complémentaire sans qu’il ne doive m’employer.

Un sacrifice pas toujours facile à vivre

Pour beaucoup, travailler pour un patron c’est normal. Bin oui, tout le monde le fait ! Moi je ne me suis jamais sentie aussi mal qu’en travaillant pour un patron. Ça fonctionne les 3 premiers mois. Ensuite je me lasse, et après 6 mois, je me rends malade car je n’y arrive plus. Un sacrifice bien cher payé vous ne trouvez pas ? Le fait est que je trouve que le travail n’est en rien gratifiant et pire, pour moi, travailler pour un patron n’est en rien un signe de réussite. Vous aidez quelqu’un à cueillir les fruits de l’arbre de cette personne mais vous ne pourrez jamais goûter à ces fruits. Tout le monde peut avoir son arbre et récolter ses propres fruits pour enfin y goûter. Ca s’appelle l’indépendance.

Je ne crache pas sur les gens qui sont employés, il en faut. Et puis tout est une question de tolérance et d’affinités. Il y a des personnes qui seront plus heureuses en devenant leader et d’autres en restant employées. Dans notre cas à moi et à Gops, nous sommes tous les deux des leaders (même si je soupçonne avoir plus de facilités et de discipline pour arriver à mes buts). Ici, ça fait 2 semaines que Gops a commencé son travail. Ça ne sera qu’un travail temporaire, le temps de mettre tous nos projets en route et de commencer à en vivre. Mais en attendant, il s’est sacrifier pour notre réussite.

Pourquoi lui ?

Il faut savoir qu’on est jamais arrivés à garder un travail simultanément ! Soit c’était lui qui travaillait, soit c’était moi. On n’y arrivait pas ! L’un de nous finissait toujours par se reposer sur l’autre tant le travail était un supplice. Il faut dire que le travail, ce n’est plus comme avant quoi qu’en dise le monde. Tu as des qualifications et malgré tout, on se sert de toi pour tes aides à l’embauche. Tu n’es qu’un numéro, quelqu’un qui permettra à garder l’entreprise à flot en échanges de cotisations salariales réduites. Nous on à dit non à ça ! On ne va pas se faire crever durant 40 ans pour être sur les genoux et profiter d’un hypothétique retraite des plus minables.

Il y a deux ans, j’ai décidé de quitter mon CDI pour ces raisons. Alors oui, ça a été chaud et on a pris des risques. J’ai desuite lancé mon activité sur le web qui a bien fonctionné pour un début. Néanmoins, cette activité génère des revenus qui ne peuvent qu’être considérés que comme un complément de revenus. Je ne dépasse pas les 800€ par mois et je me situe plutôt vers les 400€ de moyenne. J’ai réussi à me diversifier et les revenus peuvent augmenter. Mais jamais sans bosser, et jamais sans donner de ma personne. Et en 2 ans, il n’y a qu’un mois où j’ai pu me dégager un salaire plus que raisonnable.

Après tout ça, vous comprenez pourquoi c’est Gops qui s’est sacrifier et pas moi. Car Gops ne peux pas gérer mon affaire. Franchement, je vous le dit, j’ai de la chance de l’avoir car ce n’est pas tout le monde qui ferait ce sacrifice. Alors c’est sûr, il n’est pas heureux. Et c’est quelque chose qui me rends triste… et qui me booste. J’avoue, je culpabilise. Je sais qu’il supporte plus facilement d’être employé que moi. Mais ça n’empêche en rien le fait que ça me rend malade.

Retourner les sentiments négatifs pour vous booster

Ouaip, je culpabilise. Mais vu qu’il faut tirer parti de chaque situation, j’ai choisis de transformer ma culpabilité en motivation. T’inquiète Gops, je sais que tu n’es pas bien, mais je ne te laisserais pas dans cette situation très longtemps. Ça fait 2 semaines que je me lève en même temps que lui : 6h et parfois moins. Je bosse tous les jours pour maintenir mon activité déjà existante et pour développer la nouvelle. Je pense n’avoir jamais autant travailler depuis que je me suis lancée dans l’entreprenariat. Ce n’est tout de même pas assez… Ce n’est pas évident de mettre en place une organisation et de s’y tenir. Mais j’y arriverai ! Et vous verrez, dans 3 ans, on sera libre…Pas libre de travailler car on s’emmerdait mais libre de faire ce qu’on aime. Car si vous faites ce que vous aimez, vous n’aurez jamais l’impression de travailler !